Embarquons à bord de la Péniche Cancale

par | 27, Mar 2020 | Interviews | 0 commentaires

Quelles sont les difficultés que vous pouvez rencontrer lors de votre communication ?

Il y a un véritable enjeu actuellement sur tout ce qui est communication autour des réseaux sociaux. Ce qui est compliqué maintenant, c’est qu’on a une pluralité de supports, et nous on a un public qui est assez large, donc la difficulté principale de notre communication c’est de faire concilier des supports très différents et qui vont arriver à toucher différents publics. Et c’est vrai qu’avec la montée en force des réseaux sociaux ça nous force à revoir notre manière de communiquer notamment vers les plus jeunes.

Et vous communiquez uniquement avec les réseaux sociaux ou faites-vous des flyers ou autres documents papiers ?

Alors, très bonne question. On faisait, un journal pendant trois ans, qui était un journal de bord trimestriel qui faisait environ 8 pages, dans lequel on parlait vraiment de toutes les activités puisqu’on a un lieu qui est pluridisciplinaire qui est assez compliqué à appréhender quand on ne connait pas du tout. Donc on avait cette idée de faire ce journal pour pouvoir parler de tout ce qu’on fait à bord de la Péniche Cancale, aussi bien de la cuisine que des projets que l’on va monter en tant que coopérative, puisqu’on est une coopérative donc c’est un petit peu particulier. Ça nous permettait de parler du projet dans son ensemble, et après 3 ans on s’est dit qu’on devait passer à autres choses et c’est vrai qu’aussi on réfléchit à réduire notre impact, et ça passait pour certains d’entre nous par une réduction du volume de papier, donc voilà, on est en adaptation et en pleine période d’évolution

Comment démarchez-vous les artistes ?

Alors ça dépend, on a un peu tous les cas de figure, la Péniche Cancale a sa programmation propre à hauteur de 75%, les 25% restant sont des associations ou des salles qui viennent programmer chez nous, comme la Vapeur, Sabotage, Zutic Production. Il y a tout un éventail de gens qui viennent produire chez nous. Les partenaires vont nous soumettre le choix artistique, mais c’est eux qui vont les démarcher ou les artistes qui font les démarches envers nos partenaires, mais sur notre programmation propre à nous ça peut être les deux. 

Comment communiquez-vous le concert d’un artiste au sein de la Péniche Cancale ?

De différentes manières. On essaye de garder une présence à la radio, on va essayer de présenter notre programmation à France Bleu, à Radio Campus. On a évidemment un relais, on fournit toutes nos informations à la presse en espérant qu’elle fasse le relais. On se sert des sites dédiés d’annonces comme Jondi, et nous avons un site et une newsletter avec pas mal d’abonnés, et enfin les réseaux sociaux.

Est-ce que les réseaux sociaux prennent aujourd’hui la plus grande partie de votre communication ? Ou restent-ils minoritaires par rapport à la radio, à la presse ect. ?

Ce n’est pas majoritaire encore, mais effectivement ça a pris une importance prépondérante.

Êtes-vous beaucoup à travailler à la Péniche Cancale ?

Alors on a une équipe qui fluctue car on a une activité très saisonnière, d’Octobre à Mars nous sommes ouvert 3 jours seulement du jeudi au samedi, et puis à partir d’Avril jusqu’à fin Septembre on va être ouvert 5 jours de suite. En tout cas on est 3 au bureau plus un service civique qui vient nous aider pour l’administration. A nous 3 on s’occupe de la communication, de la production, de la programmation, des ressources humaines. Ensuite il y a deux autres équipes, l’équipe cuisine qui peut être de quatre à cinq personnes, et puis au bar, l’hiver ils sont trois et l’été jusqu’à cinq et six.

Avec qui la Péniche Cancale collabore le plus à Dijon ou dans la région Bourgogne Franche Comté ?

Alors on n’a pas de petit chouchou, on travaille vraiment avec une pluralité d’acteurs, que ce soit avec des associations, des salles, des structures de quartier… On va travailler dans le quartier avec l’AMJC, le centre social des Bourroches. On a quelques activités en commun de médiation avec la maternelle. Mais en associations culturelles on en a énormément, on a une mensuelle avec l’association RISK, on a des soirées portées par la Vapeur, on a des évènements avec Radio Dijon Campus ect. Je ne pourrais pas tous les citer mais il y a à peu près 20 à 25 autres structures qui viennent à l’année chez nous. On a la chance, ici à Dijon, d’avoir un tissu associatif qui est très important.

Comment situeriez-vous votre organisation dans la musicalité à Dijon ?

Je pense qu’on est un des rares endroits à Dijon, à proposer et à programmer un éventail aussi large de musiques. Parce qu’on peut faire un bal lors du 14 juillet, comme on va faire des musiques du monde ou encore des soirées House et Techno. C’est vraiment un panel très très large, je pense qu’il y a peu de lieux à Dijon où effectivement la programmation va faire le grand écart comme ça.

Le lieu où nous tournons cette interviewer, est-il meublé l’été pour permettre a des personnes de venir ?

Tout à fait. Ce pont-terrasse, qui est un peu notre joyau, pleins de gens viennent à partir d’Avril pour en profiter. On y met du mobilier très modulable en fonction des animations, comme des blind test, des soirées culinaires ou encore des soirées jeux avec la caravane des jeux. Donc effectivement on profite de ce pont et de ce lieu car ce serait dommage de s’en priver.

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